PortailPortail  AccueilAccueil  MembresMembres  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Présence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Présence   Sam 31 Mai - 1:10

Chers tous,

j'ai hésité à intituler ce sujet "conscience". Mais ce mot revêtant parfois plusieurs significations (Conscience, conscience-de...), je préfère utiliser celui de présence.
Lorsqu'une personne comme moi reste encore parfois identifiée au mental, mais perçoit profondément celui-ci comme faisant obstacle à la reconnaissance de qui elle est, maintenant tout de suite, elle peut tenter de rester dans une sorte de présence, d'attention pour s'en préserver.
Cette attention est en fait naturelle, elle nous ramène à notre source (et ne peut donc en aucun cas devenir objet d'observation, comment le regard pourrait-il se regarder lui-même). Elle revient d'ailleurs naturellement au cours d'une journée, sans parfois qu'on y prenne garde .
A ce moment là, et c'est si simple, peut-être trop simple pour le mental qui continue de chercher autre chose, ou d'éviter, on a juste l'impression de "voir", d'être ancré dans le réel.
En une fraction de seconde, la réalité nous écarte de l'illusion, de la souffrance potentielle ou même vécue.
C'est extraordinaire, immédiat, radical. Un changement de perspective, l'extérieur n'a plus d'emprise, le chant des sirènes vite désarmé.
Certains Sages, dont Maharshi, si je l'ai bien lu, préconisait de rester ancré dans le Soi, de continuer à "investiguer le Soi".
Ce qu'il voulait dire, d'après vous, est-il similaire à ce que je viens de décrire?
Est ce que le fait de rester présent, conscient, peut devenir une seconde nature (s'il n'y a bien sûr aucune visée à cela), du fait que l'on prend congès du petit moi en s'identifiant de moins en moins à lui ?
Merci à tous de m'avoir lu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Lun 2 Juin - 14:15

Bonjour Pascal, bonjour à tous,

La lecture attentive de ton texte, Pascal, me laisse (décidément !) interrogative… Pourquoi interrogative, et bien parce que je ne puis reconnaître en ces mots, ni la Présence, ni la Conscience, dans la mesure où il ne peut être question de les séparer comme deux entités indépendantes… Rien n’est séparable dans le Tout, et La Présence EST Conscience.

Tu parles d’une sorte de présence qui serait « attention » pour se préserver… mais se préserver de quoi ? De la perte d’attention, de la perte de la vigilance… que de VOULOIR en ce que tu cherches à décrire !

Tu parles aussi d’une attention naturelle, qui nous ramènerait à notre Source, et qui dis-tu plus loin, n’offrirait plus d’emprise à l’extérieur… là, je ne parviens pas, pardonne-moi, à concevoir l’extérieur comme autre chose que la projection de ce qui est à l’intérieur…. Pourrait-on percevoir extérieurement quelque chose qui ne serait pas contenu à l’intérieur ?
A quelque nouveau d’évolution que ce soit, ce dont nous sommes conscient est le contenu de notre conscience… ce dont nous ne sommes pas conscient n’a aucune chance d’apparaître extérieurement.

Je te rejoins cependant, lorsque tu dis, « sans parfois qu’on y prenne garde »… parce que là, tu parles semble-t-il, de la Présence jaillissante, qui intervient alors que la forme corporelle ne formulant aucun désir, ne s’y préparait pas, ne s’y attendait pas, ne la cherchait pas… et ne se demandait pas non plus de faire disparaître l’extérieur.
Sans intention aucune, La Présence soudain est Là…

Et le regard, ce regard qui, tu le dis, ne peut se regarder lui-même, est pourtant là, aussi, sans doute faut-il le nommer Conscience et même le nommer Intelligence, à cet instant… c’est un regard, spacieux, sans pupille, ouvert à l’infini, qui embrasse tout, qui Voit Tout, qui ressent Tout, pas plus oublieux d’une petite fourmi que de toutes formes Universelles qui s’épandent, en lui et hors de lui… et pas plus oublieux des espaces psychologiques qui engendrent la souffrance.

Oui, c’est immédiat, radical, c’est un Point de VUE, un Point de VIE, où toutes les « images existentielles » palpitent et en lequel, aucun chant de sirène n’est désarmé parce que ce Chant, hors de ce Point de Vie est aussi, EN ce Point de Vie.

Là, en ce Regard sans pupille, Tout est Vu, Tout est connu… et nous y sommes, tous, tout « Moi » confondus… indivis.

L’illusion c’est de croire que nous n’y sommes pas.

De croire que nous ne sommes que : « un petit moi » … grand signe de fausse humilité.

De s’évertuer à VOULOIR aller s’y brûler les ailes à grand renfort, d’efforts qui tue l’effort, de mots doux et sucrés qui perturbent le lâcher prise et le laisser être du plus grand nombre en leur inspirant l’envie, le désir d’être « autre » et « autrement »… parce que par une volonté personnelle, une sorte de désir de non-existence, de non croyance en la Créativité formelle de La Vie, on se met à croire qu’ avoir atteint à un espace éthéré est l’unique vérité et le bout du chemin…

Chercher à s’échapper de ce monde en se mettant à croire qu’il est illusoire, revient à bloquer, à détruire, l’évolution de l’infinie créativité Universelle de La Conscience

Sereinement vôtre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Mar 3 Juin - 13:25

Bonjour Muttifree, et merci pour ces paroles authentiques.
Je suis à vrai dire un peu décontenancé par ta réponse, non pas par ce qu'elle évoque en moi mais par le fait que ce soient mes mots qui ait pu la susciter!
Faudra t-il toujours le rappeler, un forum reste un forum et je comprends parfois ce certain silence qui peut s'imposer de lui-même. Et comme uptala a bien voulu citer mon forum nouvellement créé, ce dont je le remercie, je dois dire que lui aussi est quelque peu en sommeil actuellement!
D'abord l'on écrit parfois maladroitement (et pour reprendre notre dialogue, il est vrai qu'à la relecture certains de mes mots, comme "pour s'en préserver" n'étaient pas bien choisis) et le choix d'un mot peut faire basculer une compréhension dans un sens ou dans un autre, comme ici ceux de "conscience" ou de "présence", hésitation qui résidait plus sur mes doutes de pouvoir les transcrire au mieux que de leur signification propre. Essayer de dépasser la frontière des mots est autant le défi du questionneur que de celui qui les reçoit, et ce à divers égards.

Pour le reste, j'ai retenu particulièrement le passage où tu décris cette intelligence "jaillissante" qui est là, à tout moment, sans la notion d'effort. C'est comme si elle nous portait, comme la musique peut nous porter par exemple.
C'est là que je reviens à ma question initiale. On pourrait dire qu'il n'y a rien à faire, sinon cela proviendrait forcément de l'intention.
Pour autant, j'ai le sentiment que, invité par notre paix naturelle qui nous constitue, que nous sommes, une vigilance non volitive, sans complicité, sans choix est possible qui finit par nous intégrer dans la totalité. Parfois, l'on repère ces espaces sans pensées. D'autre fois, peut-être, il pourrait incomber d'y rester présent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Jeu 5 Juin - 10:17

Bonjour Pascal,
et merci infiniment d'avoir accepté ce partage,

Citation :
Parfois, l'on repère ces espaces sans pensées.

J'entends ce que tu dis, Pascal, et certes nombre d'instants privilégiés font surgir "l'espace sans pensée"... qui, cependant, au moment même où il est "repéré", s'enfuit, est détruit. L'espace sans pensée n'est pas repérable, il est attention profonde ne laissant place à aucun "je", à aucun" on", il est communication intégrale, multidirectionnelle, communion avec ce qui se présente quelqu'en soit la forme... ne serait-ce qu'une lecture.

Citation :
Pour autant, j'ai le sentiment que, invité par notre paix naturelle qui nous constitue, que nous sommes, une vigilance non volitive, sans complicité, sans choix est possible qui finit par nous intégrer dans la totalité. Parfois, l'on repère ces espaces sans pensées. D'autre fois, peut-être, il pourrait incomber d'y rester présent.

J'agrée parfaitement à ce qui se trouve "entre les lignes" de ton énoncé, je t'entends haut et fort et je comprends... je préciserais simplement que "la paix naturelle qui nous constitue", ne nous invite pas, elle s'invite elle-même, elle jaillit soudain... manifestant dès lors "la totalité" dont tu parles.

En cet "état de paix intégrée", l'attention devient constante, et je dirais même que "la méditation" est constante.
Le "je" de la forme s'utilise pour la communication, pour se mouvoir dans le monde, dans cet "ici et maintenant", de façon simple, très ordinaire, mais en pleine et active relation à l'altérité.
Le "je" qui se promène, et entre en relation - de quelque manière que ce soit mais toujours en adéquation avec ce qui se présente, tel que cela se présente - n'a plus véritablement d'existence "personnelle" que dans l'apparence, et ceci, discrètement, dans le respect de tout ce qui possède (ou croit posséder) une apparence.

Encore une fois, merci, Pascal, pour l'échange.

Très tendrement.

Mutti
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Jeu 5 Juin - 23:36

Chère Muttifree,

d'abord toutes mes félicitations pour le mariage de ta fille!!
J'imagine le bonheur de tous ces préparatifs (et les préoccupations aussi sans doute !...).

Merci pour ta sensibilité à tous égards Smile

Tu dis qu'au moment où l'on repère ces instants sans pensées, il s'enfuient. Je ressens cela profondément. Dans ces moments là, on reconnaît après coup que l'on avait comme littéralement "fusionné" avec l'objet observé, il n'y avait alors plus d'identité qui percevait.
L'on regarde alors parfois sa montre en se disant que le temps est passé très vite. Pendant l'activité, personne n'a réalisé quoi que soit, il y avait juste l'activité. Je ne sais pas si j'explique cela très bien et si cela correspond d'ailleurs vraiment à ce que tu décrivais.

Mais est ce à dire, Muttifree, pour toi comme pour moi, qu'à chaque fois que nous avons conscience d'observer quelque chose, ou même d'être dans le moment présent, on est forcément dans le mental? Ne peut-on habiter ces espaces sans pensées?
Par exemple, il est possible d'écouter le silence en interférant pas, ou en ne s'accrochant pas aux interférences.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
utpala
Administrateur
avatar

Masculin Nombre de messages : 449
Age : 44
Date d'inscription : 19/02/2006

MessageSujet: Re: Présence   Dim 8 Juin - 18:45

Au cours de ce que l'on appelle l'éveil, il s'avère que nous sommes cet "espace" que nous tentons vainement d'habiter, nous sommes ce "Silence" que nous tentons d'écouter, nous sommes cet "instant présent" dans lequel nous tentons de nous établir.

Ce qui constituait l'objet de notre quête se révèle être notre Vérité fondamentale depuis toujours, la nature originelle du "Je". jolie rose

_________________
La plénitude réside dans la vacuité.
N'être que pur silence, c'est ne manquer de rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://aksysmundi.wix.com/parfum-eveil
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Lun 9 Juin - 16:24

amour Bonjour à tous,

De retour de cet instant où je me devais de porter un regard concentré sur le mariage de mon fils (et non pas de ma fille, cher Pascal) je reviens vers vous pour porter témoignage de ce que j'ai entendu et entends en terme de Présence, et de, vivre au présent.

Vivre au présent, signifie être, être pleinement là, ici et maintenant, au quotidien dans le présent vivant, avec ce qu’il apporte à tout instant, de telle manière que la conscience ne s’accorde plus aucune dérobade dans un ailleurs, imaginé ou souhaité.
C’est occuper ce qui est dans l’instant dans chaque parole, chaque geste, chaque acte, chaque sourire, c’est une concentration permanente qui se condense en acte d’écoute totale et permet de se donner avec amour.
Etre là, ici et maintenant, Présence, manifeste et manifestée, ne signifie en aucune manière, de fuir et nier tout désir et toute volonté. Etre ici, Présent, c’est inscrire tout désir et toute volonté dans l'instant manifesté, dans l’être du maintenant.
En quelque situation que décline et déroule le Présent, n’existe plus dès lors, de dispersion, de divertissement, nulle fuite vers un ailleurs possible qui suppose une quête de devenir.
C’est une concentration intense face à ce qui est, à ce qui se montre… concentration qui brûle comme La Passion : c’est un Eveil, sans le mot, plus riche et plus élevé qu’un regard sur soi encore trop préoccupé de vigilance.
C’est un positionnement de l’être, une assise sereine, absoute d’inconstance et d’inquiétude en laquelle ne réside plus jamais l’ennui.
Il y a, en cette assise permanente, une puissance contenue, une confiance absolue, qui accomplit ce qui doit être fait, au moment où cela doit être fait, une force qui ne néglige rien et se donne entièrement à tout ce qu’elle manifeste, même s'il s'agit de danser lors d'un mariage. lol!

La Présence est OUVERTURE, elle est la disponilité de la Vie, qui fait que chaque instant est neuf, riche et plein d’intérêt.

Ce n’est pas une sorte d’abandon à l’instant, recherché seulement dans le silence de la Nature qui fait la vie dans le présent, c’est un recueillement conscient dans le maintenant.

Vivre au présent est un art. Il est vrai que cet un art, implique un certain « travail sur soi » et ce n’est certes pas, l’avidité d’une consommation de plaisirs, ni une recherche ordinaire de bien-être, de bonheur, ni de béatitude sans retour…
Vivre au Présent, est une « spiritualité » vivante.

C’est ainsi que j’ai entendu… La Présence.

flower Mutti
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Mar 10 Juin - 17:39

Merci beaucoup à vous.
Muttifree, puis-je me permettre une question qui je l'espère ne sera pas trop indiscrète.

Muttifree a écrit:
C’est un positionnement de l’être, une assise sereine, absoute d’inconstance et d’inquiétude en laquelle ne réside plus jamais l’ennui.

Je ne sais pas depuis combien de temps tu vis dans la Présence, mais cela a t-il été essentiel par rapport à l'éducation de tes (ton)enfants? Comment partages-tu cela avec eux et comment le ressentent-t-ils?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re: Présence   Mar 10 Juin - 19:28

Bonjour cher Pascal,

Je ne perçois aucune indiscrétion en ta question, Pascal, aussi te répondrais-je simplement.

L'évènement en question s'est produit en Juillet 1995, mais depuis toute petite j'étais déjà, disons "différente" et cela posait bien des problèmes familiaux... et a été, plus tard, la cause de mon divorce.

En ce 10 juillet 1995, curieusement jour anniversaire, ce fut bien pire encore que dans l'enfance, parce que cela s'est produit plutôt brutalement devant des témoins sans savoir ni connaissance au sujet d'une telle extase.
De ce fait, je me suis retrouvée pendant 5 jours dans un hopital psychiatrique où se trouvait par miracle un psy très ouvert et connaissant, qui m'a protégée de toute intrusion (tant de personnel que de médicament).

Je suis "revenue" doucement "à ma forme" en laissant croire, une fois rentrée chez moi, à qui ne pouvait véritablement comprendre, que ce n'était qu'un incident cérébral. Un certain "silence" m'est apparu impératif.

Mes enfants étaient déjà des adultes mais avaient eu coutume de mes méditations et de mes paroles plus ou moins "enseignantes" que jamais je n'ai imposées, en respect de leur propre parcours.
Aujourd'hui, ils vivent naturellement ce qu'ils ont à vivre mais en pleine reconnaissance de ce qu'ils appellent, tout de même, une différence ! Smile
Ce qui ne les empêchent nullement de fréquemment me poser des questions et de s'essayer à la méditation... de temps en temps... Ils ne sont pas véritablement en demande, ni en quête, et je me dois de respecter cela. Smile

Je vis donc en solitaire, je n'ai plus le besoin de "gagner ma vie", le peu et le simple me suffisent amplement. Solitaire, genre "une ermite en ville" je vis cependant non isolée du monde environnant, de ce qui advient à tout instant dans l'existence ici et maintenant, en harmonie et en adaptation à ce qui se présente...
Je pourrais "me retirer" mais La Présence ne me désigne pas ceci dans l'instant présent.

J'ajouterais que j'ai utilisé le mot "évènement" parce que cet instant là, reçoit fréquemment ce qualificatif... toutefois je ne le considère absolument pas comme un évènement mais plutôt comme une Naissance, une naissance unifiant le corps à l'esprit, qui offre la reconnaissance de ce qu'il n'existe qu'une Vie, qu'une Conscience, bien qu'elle se déploie sur plusieurs plans.

Pour terminer cette tentative de communication, je te dirais aussi, cher Pascal, que La Présence, dans l'instant, ne me conduit pas vers l'Enseignement... mais vers une libre et discrète Présence, conduisant l'Agir au plus simple du quotidien, lorsque c'est possible, et le plus souvent au moyen de l'oralité directe.

Ici et maintenant, ceci est un simple témoignage.

Bien à toi

flower Mutti
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Mar 10 Juin - 19:56

Et, sans aller jusqu'à parler d'enseignement, n'y a t-il pas certains moments où, constatant par exemple les ramifications mentales d'une souffrance chez des personnes que tu aimes (je ne dis pas bien sûr que celle-ci serait inexistante chez les personnes vivant l'éveil), tu souhaiterais, par amour, les voir vivre dans la Conscience ou leur faire partager plus souvent ce que tu vis?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Mer 11 Juin - 1:45

C'est une évidence, cher Pascal, et il ne s'agit pas de certains jours et pas seulement vis-à-vis des personnes que j'aime en particulier, c'est au quotidien que je partage cette souffrance et prends la main de ceux qui veulent bien entendre et recevoir de l'aide.
Ce n'est pas aussi simple qu'il peut y paraître, nombre d'êtres se complaisent (inconsciemment) dans la souffrance et vont jusqu'à ne pas vouloir écouter et entendre.
Certains reconnaissent l'apaisement que la parole et les gestes de la Présence leur apporte, toutefois, il est impossible de forcer la perception du plus grand nombre.
La sphère psychologique en laquelle beaucoup d'êtres encore s'isolent quand bien même ils se groupent incessamment par peur d'être seul, les intellections et autres objectivités, sont autant de barrières infranchissables... et le libre-arbitre n'est pas un vain mot...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Mer 11 Juin - 14:04

Bonjour Pascal,

En te répondant précédemment, cher Pascal, j’ai souhaité t’écrire de façon concise, aussi concise que l’était ta question, cependant peut-être te questionne-tu sur ce que je nomme « les barrières infranchissables ».

Ce que nombre d’entre nous nomme « le mental » se contient en principal dans la sphère psychologique qui enroule la mémoire en nœuds inextricables, une sphère en laquelle le plus grand nombre s’est enclos lui-même, se figeant au centre avec son moi-je.
Cette sphère est l’une de ces barrières infranchissables.

Plus encore, cet enfermement est une forteresse que l’Amour de la Présence, elle-même ne peut ébranler. Du moins tant que celui qui s’est niché au plein centre de cet enclos ne tente pas un pas vers les bords de sa clôture.
Ceci est une image, bien sûr, mais elle dessine un fait réel. Ne peut être « touché » par l’énergie de la Présence que celui qui s’approche au plus près des rebords de « sa bulle » oserais-je dire.
Pour percevoir le Soleil, il est nécessaire de ne plus s’inquiéter des nuages qui s’amoncellent et donnent à penser qu’il n’est pas Présent.

Observe toi-même, si tu as l’opportunité de circuler dans l’existence en te confrontant à l’altérité, et ce autrement qu’en empruntant ta voiture, cet autre symbole d’enfermement, (le) soi (le) disant moderne et pratique pour aller … vite…
Tu pourras, dès lors, percevoir et constater la terrible et restrictive solitude de chacun enclos dans sa bulle.
Observe, dans le métro, les bus, le train, les salles d’attente… partout, n’importe où, l’enfermement de chacun au centre de sa bulle de pensées, et vois, par toi-même, si tu peux facilement, transpercer ces coques et venir ne serait-ce qu’effleurer l’habitant au centre.
Et même les mots, les paroles de Foi, n’y suffisent pas, ne déclenchant le plus souvent qu’un regard fuyant en lequel frisent la peur et l’incompréhension.

Le Toucher de la Présence ne peut « opérer », traverser la coque que de l’individu qui aura fait un pas au-delà de son centre et commencera à marcher, comme pour aller visiter ce qui se passe près de la clôture, et parvenu là, découvrira peut-être le point de rupture qui lui permettra de se glisser au dehors et d’élargir son regard vers ce qui, jusqu’ici, lui était inconnu.

Cependant, l’inconnu est si vaste, et tellement peuplé d’autres sphères de conscience particularisées, que la peur cultivée depuis des temps indiscernables, peut le saisir à nouveau, déstabiliser son mouvement, son avancée, et le rejeter au fond de son centre, de son nid de douleurs non conscientisées.

Le Sentier direct, vers la liberté et la radiance énergétique de la Présence n’est pas si simple à découvrir.
Sur son tracé subtil se trouvent de nombreuses ornières et chemins de traverse… quelques oasis aussi, où le cœur émotif, certes, trouvera une certaine assise… mais aussi le risque d’un nouvel enfermement, plus subtil et plus solide encore ; où la certitude d’être parvenu au bout du sentier, fera office, à nouveau, de barrière infranchissable.

Chacun symbolise le sentier qu’il lui faut parcourir, se posant ici, se posant là, se révélant à lui-même à chaque pause, évoluant sa conscience pas à pas jusqu’à percevoir qu’il lui est nécessaire et impératif d’apprendre à ne plus se nicher au centre des espaces qu’il découvre mais de continuer à chercher de lieu en lieu sur les bords des clôtures, le point de rupture qui permet de parfaire le voyage…
Marcher, marcher, encore, refuser les enfermements dans les nids de la pensée, serait-ils de plus en plus subtils, de plus en plus d’apparence lumineuse.
Marcher jusqu’à ce que l’espace ouvert ne dessine plus aucune trace d’un quelconque sentier, jusqu’au sans forme ni existence qui ne révèle que, La Conscience Une, La Vie Une.

Pourtant ce ne sera pas nécessairement la fin du voyage, bien que cela puisse l’être… tout appartient désormais à l’Individualité pourtant indivise de la Présence qui réalise l’Essence, et qui sous la forme d’une sorte de choix (ce ne sont là que des mots) S’unit à l’Essence, ou Renonce …

Bien à toi, et à tous…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Jeu 12 Juin - 2:11

Merci infiniment, ces mots me parlent à maints égards.
Je me reconnais bien dans ce pèlerin, vaillant coûte que coûte, trop peut-être, revenant sans cesse sur ses routes mais vigilant des terrains sinueux. Celui aussi qui pose un regard, sans jugement, sur ses semblables en les reconnaissant perdus et ancrés dans leur trop plein d'eux-mêmes, tout en se sachant aussi vulnérable qu'eux. En même temps, je sais que mon (notre) plus grand trésor est de pouvoir comprendre, fût-ce qu'intellectuellement, les racines de l'enfermement. Je ne suis plus ignorant, et ne prend plus mes désirs pour la réalité, c'est le cas de le dire. N'est ce pas déjà magnifique? Comment ai-je pu passer toutes ces années sans le savoir, et qu'apprend-on donc aux enfants?

Depuis quelques temps, le plus souvent le soir, j'ai le sentiment d'être transparent, d'être l'ouverture même. Dans ces moments, il n'y a aucun voile, juste "Je". J'ai alors l'impression que la "quête" est terminée, et que tout commence.
Puis, le lendemain, les activités reprennent, les soucis parfois aussi (j'ai un métier qui catalyse pas mal d'hormones énergétiques!). Le constat alors n'est pas qu'il faille tout recommencer, puisque tout est déjà là. Mais il me faut trouver des moments de calme pour me ressourcer. Ce que je ne parviens pas toujours à faire.

Ce sont dans ces instants que je me demande si je ne dois pas complètement lâcher prise, tout abandonner, ma "quête", ma "vigilance", le "retour à la Présence", le "Soi qui est toujours là puisque c'est Moi", etc, etc... tout, au risque de retomber dans l'inconscience. Si l'Espace est ma résidence naturelle, ne dois-je pas laisser maintenant faire les choses... qui adviendront ce qu'elles adviendront.
Tout cela serait évident si je ne reconnaissais pas le mal que je m'inflige parfois en restant inconscient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Muttifree



Féminin Nombre de messages : 73
Age : 74
Date d'inscription : 12/11/2007

MessageSujet: Re : Présence   Jeu 12 Juin - 15:34

Merci à toi, Pascal,

Merci VRAIMENT… il est tout à fait perceptible que ton écoute est profonde et chaleureuse.
Sans vouloir accaparer tout l’espace de ce forum, mais parce qu’un de tes mots accroche mon regard, je te dirais encore ces quelques mots…

Plus l’on se dégage de l’ignorance totale et de la sphère psychologique où se tiennent les jugements, les opinions, les réactivités émotives… plus l’on devient VULNERABLE… la sensibilité devient extrême… évidemment cette sensibilité est compréhension vive, empathie avec ce que l’on côtoie, il ne s’agit plus de sensiblerie, mais de sensitivité à fleur de Cœur.

Dernier mot, Pascal, continue sur ta lancée, les fautes, l’erreur, tout cela n’existe pas et ne provient que d’un désir de perfection qui, s’il est légitime et nous amène sur le chemin, se doit d’être rapidement éliminé … la vigilance naturelle de ton cœur, l’éthique que tu as déjà naturellement construit continuera à te porter… Aies confiance…

Bien à toi,

flower Mutti
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://muttimages.blogspot.com
Murièle

avatar

Féminin Nombre de messages : 85
Age : 64
Localisation : région parisienne
Date d'inscription : 15/06/2006

MessageSujet: Re: Présence   Jeu 12 Juin - 15:56

Muttifree a écrit:

Plus l’on se dégage de l’ignorance totale et de la sphère psychologique où se tiennent les jugements, les opinions, les réactivités émotives… plus l’on devient VULNERABLE… la sensibilité devient extrême… évidemment cette sensibilité est compréhension vive, empathie avec ce que l’on côtoie, il ne s’agit plus de sensiblerie, mais de sensitivité à fleur de Cœur.

Merci Mutti de venir si près de mon vécu ...
tes mots me sont importants et tu le sais ....

Tendrement :fleur:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shusha.blogspirit.com
Pascal



Masculin Nombre de messages : 18
Age : 46
Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Présence   Ven 13 Juin - 16:12

respect :fleur:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Présence   

Revenir en haut Aller en bas
 
Présence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ici & Maintenant :: Au coin du feu :: Témoignages spirituels-
Sauter vers: